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La grande aventure d’une criée publique

« À chaque lever de rideau, la ville s’éveille sous le cri du premier mot. »

La criée publique, c’est un spectacle en plusieurs actes, un fil tendu entre l’intime et le collectif. Tout commence bien avant la représentation : Les crieurs s’installent dans la rue ou sur la place du village, décorent leur scène de fortune, déploient pancartes, chapeaux, costumes et boîte à mots. Chacun dans la troupe connaît son rôle : — l’un invite les passants à écrire leur message sur de petits papiers ; — un autre joue du tambour ou fait résonner la cloche pour attirer l’attention ; — les enfants distribuent des stylos, proposent des anecdotes, plaisantent, font rire pour rassurer les timides.

La récolte des mots est un moment à part. On prend le temps, on écoute : des secrets d’amoureux, des blagues, des colères, des déclarations, des demandes en mariage, des messages de gratitude ou d’espoir… Les crieurs, à l’affût, recueillent tout ce qui fait battre la ville. Chacun peut participer, tout le monde est bienvenu, et chaque mot compte, du plus simple au plus fou.

Quand l’heure du spectacle sonne, la troupe se rassemble. Le public s’installe, curieux ou fidèle. Un crieur monte sur son tabouret, fait sonner la cloche : « Oyez, oyez, la criée va commencer ! » Les messages sont lus, interprétés, chantés, mimés, improvisés. Parfois, la voix se fait grave, parfois elle éclate de rire : chaque criée est unique, car ce sont vos mots qui lui donnent son âme.

Les enfants de la troupe interviennent, lancent des blagues ou des devinettes, partagent la scène avec les adultes. La complicité avec le public est immédiate : on interpelle, on rebondit sur une anecdote, on rit ensemble, on partage une émotion.

La journée d’une criée, c’est aussi des rencontres, des improvisations en déambulation, des temps de pause, des discussions avec le public, des surprises et des éclats de voix. À la fin, la boîte à mots déborde souvent de messages, et chaque participant repart un peu plus léger, le sourire aux lèvres.

La criée publique, ce n’est pas seulement crier, c’est tisser du lien, remettre la parole à sa place dans la cité, transformer l’ordinaire en fête. C’est un art populaire et poétique, un métier du cœur et de la rue.

Déambulation

Nos pas résonnent dans la ville, un chapeau, une cloche, un sourire. À chaque coin de rue, la surprise : l’appel du crieur rassemble les curieux, amuse les passants, invite les timides à s’approcher. C’est la poésie qui déambule, l’éclat de rire qui bondit d’un trottoir à l’autre, la magie d’une parole partagée. « Suivez le crieur, il connaît les chemins qui relient les cœurs. »

Récolte de mots

Avant la criée, la moisson : petits papiers, secrets, confidences et mots doux s’accumulent dans notre boîte à mot. Tout le monde peut écrire : enfants, anciens, rêveurs, passants pressés. Ce sont vos mots qui feront la fête, vos phrases qui deviendront spectacle. « Un mot, une vie, un cri : tout commence par l’encre d’un passant. »

Le spectacle : la rue devient scène

« Lorsque la voix du crieur s’élève, la ville s’arrête, écoute… et la fête commence. »

Le spectacle de la criée publique, c’est une symphonie de voix, de gestes et de regards. La représentation s’ouvre dans un joyeux tumulte : un crieur frappe du bâton, une cloche sonne, les badauds se rassemblent. Le public est convié, petits et grands, locaux et passants, à devenir acteur de l’instant.

Chaque mot collecté prend vie sur scène. Les crieurs improvisent : ils jouent, ils chantent, ils exagèrent, parfois jusqu’au burlesque. La surprise est partout : une déclaration d’amour lue comme un poème épique, une blague d’enfant jouée comme une tirade, un message citoyen crié à plein poumons. Le ton change, l’ambiance varie : tantôt comique, tantôt émouvante, parfois insolente, mais toujours bienveillante.

La troupe fonctionne comme une grande famille : chacun a son instant, chacun son style. Les enfants de la compagnie piquent la vedette avec leurs rubriques « blagues », leurs imitations ou leurs défis lancés au public. Un membre improvise une scène, un autre danse, un troisième mime ou traduit en occitan ! L’esprit de la criée : rebondir, surprendre, rendre vivant chaque message.

Ce n’est jamais la même histoire, car tout dépend de vos mots, de la météo, de l’humeur de la place. Parfois, une criée s’étire jusqu’au coucher du soleil, parfois elle explose en quelques minutes de rire et d’applaudissements.

Au final, tout le monde repart avec une anecdote à raconter, un sourire, une émotion ou le plaisir d’avoir entendu… sa propre phrase résonner, portée par la voix du crieur.

Sur la scène de la rue, c’est la parole de tous qui devient spectacle. Chacun repart un peu plus léger, comme lavé par le rire ou le partage.