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Photo de la troupe
Crieur illustration

Du cri du héraut à la voix du passant, chaque époque a ses crieurs.

La saison 2026 va commencer

Retrouvez-nous dès le 26 avril aux Jardinades d'Epeigné-les-bois

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Les crieurs dans l’Antiquité

Dans la Grèce et la Rome antiques, les crieurs publics étaient essentiels à la circulation de l’information. Ils annonçaient décrets, lois, célébrations ou condamnations sur les places et marchés. Souvent choisis pour la puissance de leur voix, ils étaient chargés de rendre la parole officielle accessible à tous, même aux illettrés. On retrouve la trace de ces « hérauts » dans de nombreux textes anciens : ils sont parfois craints, parfois moqués, mais toujours écoutés.

Moyen Âge et Renaissance : le crieur, voix du pouvoir et du peuple

Au Moyen Âge, le crieur public devient un personnage incontournable du quotidien. Il est nommé par le seigneur, la ville ou l’église et fait respecter la loi, annonce taxes, marchés, fêtes ou interdictions. Mais il relaie aussi la parole populaire : messages personnels, objets perdus, petites annonces et parfois même ragots. Doté d’un costume distinctif (cloche, bâton, ou tablier), il sillonne les rues et les villages, souvent payé à la tâche ou… au chapeau ! C’est à cette époque que la tradition de la criée comme scène publique se développe, avec une part de spectacle et parfois de satire.

Le crieur à l’époque moderne

Avec l’essor de la presse, l’apparition des journaux et de l’affichage public, le rôle du crieur évolue : il devient colporteur de nouvelles, vendeur de journaux, « livreur d’information » dans les faubourgs et les campagnes. Au XIXe et XXe siècles, le crieur reste présent lors des grandes annonces (foires, élections, événements) et dans les quartiers populaires. Il conserve son accent populaire, sa gouaille, sa capacité à improviser. Peu à peu, la profession décline, mais le personnage reste, dans la mémoire collective, une figure de liberté et d’impertinence.

La criée de rue aujourd’hui

Depuis quelques décennies, la tradition renaît sous des formes artistiques et citoyennes : les compagnies comme Art haché font revivre la criée en la transformant en spectacle participatif. Les messages du public sont mis à l’honneur, l’humour, l’émotion et la poésie prennent place au cœur de la ville. Le crieur moderne porte toujours le désir de relier les gens, de donner la parole à tous, et de faire du quotidien une fête. Aujourd’hui, la criée publique est un espace d’expression populaire, d’invention collective et de lien social : une tradition ancienne, plus vivante que jamais !